• 92- L'art poétique chez les amateurs

    92- L'art poétique chez les amateurs

    Non l'amateur n'est pas (selon moi) celui qui aime, mais celui qui est médiocre, celui qui ne connaît que partiellement et superficiellement les choses. La distinction entre poètes amateurs et grands poètes classiques est fort simple : le poète amateur n'est pas et ne sera jamais édité. Ou alors chez la "Pensée Universelle". Tandis que le poète classique trône glorieusement à la "Pléiade". Conclusion logique et nécessaire : l'auteur non édité est donc vain. L'auteur qui a réussi à prendre place dans la "Pléiade" est quant à lui un excellent auteur. Hypocrisie, cynisme ? Certes pas. Simple lucidité.<o:p></o:p>

    D'ailleurs tous ces amateurs ne rêvent-ils pas de se faire éditer ? C'est bien la preuve que le succès de librairie et l'argent sont reconnus comme les signes de la réussite littéraire. Nous sommes ici dans une logique capitaliste : le succès passe d'abord et avant tout par l'argent. Regardez Proust par exemple : il ne cessait d'envoyer ses manuscrits à des éditeurs, sans cesse refusés au début. Tous ces auteurs, aussi noble soit leur message, aussi grande soit leur plume, n'ont finalement qu'une idée en tête : se faire éditer pour vendre. La vente de l'oeuvre, c'est la reconnaissance officielle, c'est le but final recherché, par-delà le discours de l'oeuvre en elle-même. C'est cela qui légitime une oeuvre littéraire : l'édition, la vente. Conclusion : je ne crois en la valeur d'un texte que lorsqu'il est édité chez les grands éditeurs.<o:p></o:p>

     


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